Nouvelle publiée en 1998 sous le titre original “The Love a Good Woman”.
Alice Ann Munro ( canada - 1931 ) est, depuis 1968, l’auteur d’une quinzaine d’œuvres et titulaire d’autant de prix.
Présentation de l’éditeur
Après Secrets de Polichinelle, Alice Munro brosse ici une grande fresque où les femmes tiennent une fois de plus le premier rôle. Elle situe l’action de ses huit nouvelles sur trois décennies - des années 40 jusqu’à la fin des années 60 - et dans un décor qu’elle connaît bien, les régions du Canada entre l’Ontario et la côte ouest, où elle-même vit depuis toujours.
Par petites touches, elle nous fait glisser presque à notre insu du simple récit de la vie quotidienne à celui de bouleversements irrémédiables. L’amour, la maternité, mais aussi l’incommunicabilité entre les êtres qui poussent parents et enfants à ne plus s’aimer, maris et femmes à se perdre, sont les grands thèmes de ce recueil. L’on y croise des femmes dont le destin tout tracé bascule soudain. Mariées trop jeunes, devenues mères trop jeunes, elles s’éveillent tardivement à la sexualité, et la peur de « passer à côté de l’amour », de ne pas vivre « l’anéantissement dans l’amour » les poussent vers l’inconnu, la passion.
Le regard empreint de générosité et d’humanité que porte Alice Munro sur ses personnages en fait une conteuse sans égale.
(Source: Rivages-Seuil - 2001)
Mon avis
Un ensemble de nouvelles écrites avec du style et une maîtrise du genre mais que j’ai lu avec autant de passion que la chronique politique d’un journal du soir.
Cela est certainement dû au contexte trop daté de ces récits : le quotidien au Canada profond dans une autre époque : aussi stimulant qu’un essai sur la vie des paysans beaucerons au début du vingtième siècle qui serait lu de nos jours par un américain.

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