Roman d’Antonio Munoz Molina publié en 2000 sous le titre original “En ausencia de Blanca”.
Antonio Munoz Molina est un écrivain espagnol né en 1956, auteur d’une trentaine d’oeuvres, il a reçu une dizaine de prix littéraires dont le Prix Femina étranger en 1998 pour PLeine Lune.
Présentation de l’éditeur
Mario, fonctionnaire dans une petite ville, partage sa vie entre son travail et sa passion pour sa femme, Blanca.
C’est un jeune homme simple, attaché aux valeurs traditionnelles, et si Blanca le fascine à ce point c’est qu’elle représente le côté exquis de la vie, l’insouciance bourgeoise, la fantaisie. Mais peu à peu Mario sent une menace inquiétante peser sur son couple.
Blanca s’évade, échafaude des projets qu’il ne comprend pas, et entre ces deux êtres l’incompréhension et la souffrance s’installent.
L’amour peut-il survivre à sa propre disparition ? La réponse désespérée d’Antonio Muñoz Molina (l’auteur de Pleine Lune, prix Femina étranger) dans ce court roman circulaire est une véritable leçon de stratégie littéraire et de maîtrise absolue du style, bref et magnifique hommage à Flaubert.
(Source : Editions Points-Seuil - 2006)
Mon avis
Un couple précaire formé par les circonstances entre un jeune homme menant une vie banale et conformiste et une jeune femme à la dérive, ex-fille de la haute bourgeoisie, qui s’entiche d’artistes d’avant-garde de l’époque. Evidemment Mario ne fait pas longtemps le poids et la belle Blanca retourne vers son destin.
Le roman est écrit avec une certaine recherche : le récit est circulaire avec la Blanca idéalisée dans les chapitres centraux, et dans les premières et dernières pages une Blanca qui lui ressemble physiquement mais qui n’est plus la même personne. Evidemment on reste sur sa faim pour savoir qui est qui et d’où sort le clone de Blanca ( qui a les clés de l’appartement).
L’auteur force quelque peu le trait sur l’attraction irrestible du personnage féminin vers les choses de l’Art moderne et de la Culture dont les représentants sont présentés sous formes de figures plutôt sur-faites, décadantes et perverses.
Enfin, plutôt irritant ce grossier marketing littéraire qui pousse à vendre ce roman en le comparant à Flaubert (madame Bovary) alors que des forêts entières ont du être détruites pour publier des livres qui abordent le même thème.

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