Ouvrage collectif publié en 2008.
Ouvrage collectif écrit par Alexandre des Isnards et Thomas Zuber, consultants diplômés de Sciences Po.
Présentation de l’éditeur
Ils ont fait de bonnes études, occupent des postes à responsabilités dans des entreprises prestigieuses, auront demain les clés de l’économie française… et pourtant, les jeunes cadres sont au bord de l’explosion. Dans les années 1980, ils étaient prêts à tout pour réussir. Aujourd’hui, ils prennent leurs RTT, refusent des promotions et pensent que la vraie vie est ailleurs.
Fin des hiérarchies, tutoiement, flexibilité, mobilité, nouvelles technologies : sur le papier, les nouvelles méthodes de management font rêver. Mais passé l’enthousiasme des premières semaines, elles carbonisent vite les jeunes recrues. Tendinite du BlackBerry, malaises vagaux dus au stress, manque de reconnaissance d’une jeunesse en « mode projet », départs pour des ONG de surdiplômés : dans des saynètes truculentes, on découvre les souffrances et les désillusions de la génération open space. Jusqu’à présent, elle continuait à faire bonne figure. Avec ce livre, elle décide d’ôter le masque
( Source : Hachette Littérature – 2008 )
Mon avis
Un recueil de témoignages sur le stress au travail dans le monde des agences par des désabusés du système.
Pas beaucoup de scoops dans ce livre paru en 2008 : les horaires impossibles et l’exploitation indécente des (sur)-diplomés en CDD ou en stage précaire, les ambiances de travail cool et décontractées mais impitoyables sur les résultats à obtenir, les impacts psychiques et physiques du stress, le turn-over effréné dans ces entreprises où après 1 ou 2 ans d’activité on est ‘senior-consultant’ et à 30 ans un ‘ vieux’, etc.
Les témoignages montrent bien le choc entre les aspirations et le volontarisme des jeunes cadres et leur confrontation avec la réalité dépouillée de ses artifices, et des gadgets électroniques, de séduction.
Car en effet, à moins de vivre de sa passion, le travail – même dans la COM’ ou les NTIC, reste bien comme pour la majorité de la population, une activité pénible qui est exercée en contrepartie d’un salaire, lui-même fixé par des entreprises dont le seul et unique objectif est – par immanence - le profit, ou au moins le retour sur investissements, et non le bonheur de ses salariés.
Post-lecture :
Il était totalement inconcevable dans les années 60/70 d’accepter de travailler sans être payé et encore plus a fortiori 4 à 6 mois comme c’est la règle commune en matière de stages aujourd’hui.
Or un nouveau modèle économique vient d’apparaitre fin 2008 : des sociétés leaders du développement informatique offshore situées en Indes demandent aux jeunes ingénieurs qu’ils avancent un an de salaire pour pouvoir être embaucher. Cette somme est bien sûr perdue pour le salarié s’il démissionne, ou si il est licencié, avant un an.
Bientôt chez nous ?
