Essai autobiographique édité en 2000 sur quelques prêtres envoyés en Orient par les Missions Étrangères de Paris.
Résumé
Neuf biographies depuis la création des Missions Étrangères de Paris, XVIII siècle, à 1955.
Mon avis
Un livre sans ISBN visiblement publié à compte d’auteur. La tonalité générale correspond bien à ce que l’on attendre, ou craindre, de ce type d’ouvrage : une description exaltée et indéfectible d’individus portés par une foi sincère.
A noter la durée des voyages vers l’Orient au temps de la marine à voile : entre 9 mois – si tout va bien – et 3 ans quand tout va mal, certains on fait 2 fois l’aller-retour. La maladie : un nombre impressionnant de ces missionnaires décédaient pendant le voyage ou peu après. Une récurrence dans le destin de ces missions, l’arrivée pacifique des prêtres, la répression contre les prêtres/fidèles après quelques années, et le recours à la force militaire venue d’Europe pour ramener le calme et sauver ce qui peut l’être.
Plus les icontournables, presque au hasard : la guérison de la maladie par la foi – une solution moderne au déficit de la sécurité sociale ? – , les prêtres physiquement torturés qui remercient tous Dieu de son immense générosité – ca se discute – et même un évèque des Missions – Sarkozien en diable avant l’heure - qui justifie l’arrêt des subventions du Royaume pour l’entretien des lieux de cultes locaux ( non chrétiens ) en indiquant que cela donnera aux autochtones plus d’indépendance pour gérer leurs temples, etc.
