Livre de la romancière néerlandaise Hella S. Haasse, publié en 1950 ( De verborgen bron ) . Le roman a été traduit en francais en 1988.
Hella Serafia Haasse est née en 1918 à Djakarta ( Indonésie alors Indes Néerlandaise ) et a grandi dans ce pays puis vécu aux Pays-Bas (*). Lauréate d’une quinzaine de prix, universitaire et écrivain de renommée internationale, une vingtaine de ses livres sont traduits en français.
(*) et non en Hollande qui n’est qu’une province des Pays-Bas.
Présentation de l’éditeur
Au coeur des bois se tapit la maison Breskel, cernée d’un rempart de végétation luxuriante. À la faveur d’une période de convalescence, Jurgen arrive dans cette ancienne propriété des grands-parents maternels de sa femme, Rina, pour vider la bâtisse inhabitée depuis des années avant de la vendre. Ensorcelé par l’atmosphère exceptionnelle des lieux, intrigué par l’histoire de cette famille qu’il connaît si peu, il se met à creuser dans le passé de ceux qui ont vécu là. Un passé d’où émerge Eline, la mère de Rina, morte des années auparavant dans des circonstances mystérieuses, un caractère passionné et romantique épris de liberté avec lequel il sent peu à peu s’établir une étrange communion… Avec une grande finesse psychologique et une sensibilité pleine de malice, Hella S. Haasse ouvre les portes de son univers très féminin à un homme qui se cherche, s’invente, se découvre et finalement se révèle, dans une maison hantée d’intuitions et de souvenirs, par la grâce magique d’une métaphore mythologique.
Mon avis
Un roman qui présente plusieurs aspects. D’abord une intrique banale de littérature de gare : les parents riches qui abandonnent à la pauvre belle famille leur petite fille dont la mère s’est suicidée mais pas vraiment … Ensuite un roman poétique bien rendu : l’ambiance de la maison Breskel a l’atmosphère du chateau de la belle au bois où le temps se serait suspendu malgré qu’il soit à l’abandon depuis de nombreuses années … Enfin un roman psychologique avec comme fil rouge de longues descriptions des états d’âmes du mari.
Le style, du moins dans sa traduction française, est curieusement d’une écriture parfois très serrée dans la première moitié du livre et plutôt relâché dans la seconde comme un pull tricoté par plusieurs personnes.
Le tout est un roman facile à lire et pas déplaisant, écrit par quelqu’un qui est vraiment un écrivain.

