Jean d’Ormesson – Voyez comme on danse

roman publié en 2001.

Jean Bruno Wladimir François-de-Paule Le Fèvre d’Ormesson (1926)  est romancier et chroniqueur français, homme de médias,  membre de l’Académie française depuis 1973. Auteur d’une trentaine de livres depuis 1956.

Présentation de l’éditeur

Deux ou trois étés de suite, nous avions lâché l’Italie pour l’une ou l’autre des îles grecques.
Nous louions pour pas cher des maisons qui étaient loin des villages et tout près de la mer.
Les voitures, les journaux, les faits divers, les impôts, les débats de société et les institutions, nous les laissions derrière nous avec Margault et Romain.
A Naxos, notre fenêtre donnait sur un champ de lavande.
A Symi, nous avions un figuier au milieu du jardin.
J’écrivais à son ombre un livre sur mon enfance qui allait s’appeler Au plaisir de Dieu.
Nous avions lu cette devise à Rome, Marina et moi, sur le linteau d’un oratoire tout rond bâti par un cardinal bourguignon à deux pas de San Giovanni à Porta Latina.
Nous marchions sur le sable, nous dormions beaucoup, nous ne voyions personne, nous nous baignions à tout bout de champ, nous nous nourrissions de tomates, de mezze, de feuilles de vigne farcies, de tzatziki.
Les journaux de Paris arrivaient une fois par semaine au port où nous n’allions pas les chercher.
C’était une vie magnifique.
Rencontré par hasard un matin boulevard Saint-Michel, Gérard m’avait demandé avec une sorte de stupeur : – Mais vous ne vous ennuyez pas, seuls, là-bas, tous les deux ? Non, nous ne nous ennuyions pas.
Nous ne faisions presque rien. Nous nous aimions.

(Source: Editions Robert Laffont – 2001)

Mon avis

Une longue dissertation d’un style est brillant et d’une culture encyclopédique sur la vie des uns et des autres  qui se retrouvent au moment de l’inhumation d’un ami commun.

Sur le fond l’histoire de la vie bien remplie du défunt (et indirectement du narrateur), avec ses moments de gloire et ses zones d’ombre.

Mais aussi un livre ciblé qui décline jusqu’à saturation -et en ce qui me concerne ennui- le Who’s who, et l’ascendance, d’une société qui se regarde et qui se reconnait.

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Une réponse à Jean d’Ormesson – Voyez comme on danse

  1. Eeguab dit :

    Pour moi,un très grand livre d’un très grand auteur,brillant comme tu l’as dit,presque trop.Mais ne nous y trompons pas,derrière ce vieux cabotin de Jean d’Ormesson se cache par delà le gotha une plume acérée et pas dupe d’elle-même.J’ai pas mal lu d’Ormesson.Il m’a parfois irrité,jamais ennuyé.

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