Larry Brown – Fay

Septième roman de l’auteur, publié en 2000 sous le titre original Fay.

Larry Brown (1951 Mississipi-2004), marines puis sapeur-pompier jusque dans les années 80,  écrivain à ses moments libres, il a publié une dizaine de romans, essais ou nouvelles. Crise cardiaque en 2004.

Bibliographie :

- Facing the Music (1988) – short stories, Faire front, Gallimard La Noire 2004
- Dirty Work (1989) – novel, Sale Boulot, Folio Policier 2002
- Big Bad Love (1990) – short stories, Dur comme l’amour, Folio 2004
- Joe (1991) – novel, Joe Folio Policier 2001
- On Fire (1993) – autobiography
- Father and Son (1996) – novel, Père et Fils, Folio 2002
- Fay (2000) – novel, Fay, Folio Policier 2008
- Billy Ray’s Farm: Essays from a Place Called Tula (2001) – Essays
- The Rabbit Factory (2003) – novel, L’usine à lapins, Folio 2008
- (posthumously) A Miracle of Catfish (2007) – novel

Présentation de l’éditeur

Fay, une femme fatale de dix-sept ans, traverse en stop l’Etat du Mississippi, depuis les forêts du Nord jusqu’aux plages de Biloxi.

Elle fuit la misère et les avances de son père. Elle a tout pour elle: la jeunesse, la beauté, la naïveté et un très fort instinct de survie. Elle a surtout un effet explosif sur tous ceux, hommes ou femmes, qui la croisent. On sait qu’elle s’en sortira, quels que soient les abus, les agressions et les retournements, mais on ne peut s’empêcher de s’interroger sur le devenir des hommes qui l’auront blessée ou qui se seront de trop près approchés d’elle.

Des hommes, anodins, météores sans être des étoiles, qui se brûleront à côtoyer le soleil.

(Source : Editions Gallimard – Collection Folio-Policier)

Mon avis

L’errance sur les routes d’une jeune fille paumée, rien de très original sur le fond, hormis le style du roman étonnamment neutre et un découpage en plusieurs parties équilibrées qui permettent de découvrir différents milieux convenus et de rigueur (le violeur de la plage, la prostituée qui zone, le gentil flic, le mac de service -déjanté mais forcé par la vie, etc. )  néanmoins sans provoquer de lassitude, ni surtout plonger dans la caricature.

A noter quand même la fin bâclée du roman – de plus de 500 pages – qui laisse le lecteur sur sa faim.

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