Roman publié en 2000.
Jean-Marie Gustave Le Clézio , né 1940 à Nice, est un écrivain franco-mauricien. Prix Nobel de littérature en 2008, lauréat d’un dizaine de prix, il a publié une cinquantaine de romans, essais ou nouvelles influencés par le courant du nouveau roman et de ses propres origines.
Présentation de l’éditeur
« Il avait fait chaud cet été-là en Provence, une chaleur tyrannique, menaçante. Vers juillet, Pervenche est partie. Elle ne s’était même pas présentée au bac, à quoi bon? Elle n’avait rien fait, elle savait bien qu’elle ne pouvait pas réussir. Toute l’année, elle avait traîné, surtout avec « Red » Laurent, dans les bistros, les boîtes, les fêtes, ou simplement dans la rue. Elle buvait des bières, elle fumait. L’après-midi, elle retrouvait Laurent devant un garage abandonné, au pied de la colline. Laurent soulevait le rideau de tôle, et ils se glissaient à l’intérieur. Ça sentait le cambouis, et une autre odeur plus piquante, comme de la paille, ou de l’herbe qui fermente. Ils faisaient l’amour par terre, sur une couverture. »
« La moitié de tout ce qui dans le monde est vraie beauté, vertu ou romance a été mise au coeur des gens simples, cachée dans les corps ordinaires. » (Louisa M. Alcott, Mrs Podger’s Teapot )
( source : NRF-Gallimard )
Mon avis
Un recueil de 180 pages et de 7 récits qui trace le quotidien de gens ordinaires parfois à la dérive dans plusieurs pays et situations : de l’étudiante devenue junkie à l’immigrée africaine qui tombent dans la prostitution étudiante, en passant par un clone laïc de soeur Teresa il y en a pour tous les goûts.
C’est bien écrit, sans être génial, les récits sont de qualité inégale et la tonalité générale est plutôt sombre.
Finalement le livre se laisse lire – sans frénésie – mais on reste sur sa soif : les récits font plus penser à un assemblage de notes qui auraient pu servir à écrire de base à des romans qu’à un recueil qui forme un tout.

