Michael Bracewell – Un éternel jeune homme

Roman publié en 1992 sous le titre original ‘The Conclave’.

Michael Bracewell (Londres,1958) est une écrivain anglais auteur d’une vingtaine de romans.

Présentation de l’éditeur

« Dans la salle à manger, six jeunes gens conversaient. Sur la table devant eux il y avait des desserts, des bouteilles de vin, du fromage et des fruits. Trois grosses bougies blanches dispensaient une lumière douce. À un bout de la table, assis légèrement en retrait, un jeune homme aux cheveux bruns coupés court et à la mine satisfaite étudiait son reflet dans la lame en argent brillant d’un couteau inutilisé. – À trente ans, dit-il lentement, on a le visage qu’on mérite. »

Fils des classes moyennes né dans la banlieue pavillonnaire de Londres, Martin Knight se révèle un enfant délicat, puis un adolescent sensible, romantique, narcissique, résolument esthète. À l’étroit dans son milieu, Martin rêve de s’élever, afin de mieux accéder à la beauté. Où trouver la clé des songes ? Les lumières de la City lui indiquent la voie : l’élève médiocre saura saisir la chance qu’offre aux ambitieux la capitale sous l’ère Thatcher. Chance rime alors avec finance. Et l’amour dans tout ça ? Quand Martin rencontre Marilyn, élégante jeune femme issue de la bourgeoisie intellectuelle, il croit voir incarnées toutes ses aspirations.

Sans concession, Michael Bracewell (« Une époque formidable », Le Dilettante, 2002 ; « Saint Rachel », Le Dilettante, 2004) signe le portrait sublime et dérisoire d’un jeune homme tenté d’établir un lien intangible entre l’argent et le goût. Futiles, matérialistes, perdus, Martin et Marilyn parviennent à nous émouvoir jusqu’aux larmes.

(Source: Editions Phébus – 2008)

Mon avis

L’histoire de la vie d’un étudiant anglais, de son adolescence à la naissance de son premier enfant, en passant par sa trajectoire professionnelle en tant que développeur informatique dans City pendant les années Thatcher.

L’auteur y décrit la phase euphorique qui régnait à cette période, avec un endettement  excessif, puis la phase de dépression économique qui a suivi.

La description de la dépression m’a semblé montrée de façon un peu soft,  le souvenir de ces évènements a profondément marqué – pour ne pas dire traumatisé – les personnes (les gens ‘ordinaires’) qui ont vécu à cette période.  Celle de la vie et de l’ambiance à la city est par contre très proche de ce qu’elle fut très récemment.

Sinon, le livre est agréable à lire sans être exceptionnel, les personnages sont crédibles,  mais le tout est un peu fade, peut-être parce qu’il est écrit de façon trop linéaire.

Cette entrée a été publiée dans Angleterre, Michael Bracewell, avec comme mot(s)-clef(s) , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>