Roman publié en 1998 sous le titre original ‘The second angel’.
Philip Kerr (1956, Edimbourg) est un auteur Britannique qui a publié depuis 1988 une quinzaine de nouvelles -dont la ‘trilogie Berlinoise’ – et quelques fictions pour enfants.
Prix du polar Européen 2009 pour ‘La mort, entre autres’
Son site officiel mérite le détour.
Présentation de l’éditeur
Dana Dallas était destiné à devenir un des hommes les plus puissants du monde. Concepteur de banques du sang chez Terotech, il règne sur les systèmes de sécurité des précieux coffres qui renferment l’or rouge.
Car en ce milieu du deuxième millénaire, ce ne sont plus l’argent et le pétrole qui gouvernent le monde : à l’heure où un virus meurtrier décime les populations, la richesse se mesure en litres de sang…
Mais dans la hiérarchie implacable de Terotech, le moindre faux pas peut vous coûter la vie. Et parvenu presque au sommet, Dallas abandonne bientôt la proie… pour l’ombre.
Dans un monde où pensée et réflexion appartiennent désormais aux machines, Philip Kerr trace le portrait saisissant d’une humanité à la recherche de son identité…
(Source: Editions du Masque – Hachette Livre 1999)
Mon avis
Un livre où l’on retrouve des thèmes classiques de la science-fiction (avec un petit ‘s’) , pour faire court quasiment du Alien sans la méchante bête, la Terre et les océans archi-pollués, le Moyen Orient atomisé, une société duale et policière avec ses dominants et une majorité d’intouchables’ relégués en périphérie de zones protégées, et enfin les ordinateurs qui deviennent conscients et autonomes.
Le tout avec un procédé d’écriture vraiment irritant où l’auteur ajoute une note de bas de page chaque fois qu’il introduit (lourdement) un nouvel élément scientifique (avec un grand ‘s’), et ils n’en manquent pas dans ce livre ! (virologie, génétique, implications de la théorie quantique, spin, effet josephson, etc. ): KO technique garanti pour les non abonnés à Sciences et Vie.
Bref un livre banal mais dont le moteur reste intéressant (nb: livre paru en 1998) et dont la conclusion est optimiste : les futurs ordinateurs quantiques auront une telle puissance de calcul qu’ils pourront/pourraient se doter d’une conscience autonome et être embarqués dans le corps humain sous forme de virus ‘de services’ qui seront, par exemple, chargés de réparer les cellules endommagées afin survivre durablement avec l’ hôte qui l’héberge ( à la différence de thèmes du genre Terminator où les machines se reproduisent entre elles en se contentant d’éliminer les humains) … une sorte de variation futuriste de nos nanomachines actuelles.

