Dernier roman de l’auteur, publié 1987 avec le titre original ‘El portero’




Reinaldo Arenas (1943-1990) est un écrivain cubain qui s’est exilé aux USA, auteur d’une vingtaine de romans.
Présentation de l’Éditeur
Comment être heureux dans un monde où même les animaux se conduisent comme les hommes ?
Telle pourrait être la leçon douce-amère de cette fable moderne, où l’on ne sait ce qui l’emporte, du sérieux du propos ou de la drôlerie du récit.
Il faut dire que Juan, jeune réfugié cubain tout frais débarqué à New York, vit une bien étrange aventure. Portier d’un immeuble cossu de Manhattan, il se heurte dans sa quête du bonheur à une peu banale cohorte de personnages : un dentiste fou, un maniaque de l’électronique, une suicidomane (dont il est secrètement amoureux), une pro-castriste nymphomane…
Ces habitants du building où Juan officie ont, outre leur manie respective, une seconde caractéristique : tous possèdent un animal favori, serpent à sonnettes, singe ou chienne de race impériale…
Ce petit monde des animaux va jouer un rôle déterminant dans le destin tragique qui attend notre héros. Et le pire, c’est que, malgré l’extravagance des situations, on n’aura aucun mal à croire aux rebondissements féeriques de la fable, tant la dure logique de ce non-sens est irréfutable.
(Source: Éditions Rivages – 1990)
Mon avis
Un roman où la traditionnelle quatrième de couverture est curieusement placée en avant-propos pour être remplacée par des extraits de critiques littéraires, évidemment favorables …
Quand au récit difficile de l’évaluer (et à ne pas le refermer) tant il est décalé par rapport à la norme.
Le début décrit l’arrivée d’un immigrant cubain aux USA, ses différents emplois obtenus avec l’assistance de sa communauté … presque du Tony Montana .
La suite, une fois qu’il devient portier, cela dérape jusqu’à la fin dans une sorte d’hallucination quasi surréaliste où le personnage principal évolue au milieu d’individus loufoques et dans des situations incohérentes, parfois limites vulgaires, pour finir dans un asile psychiatrique … et être libéré par des animaux.
Un livre, semble t-il à interpréter en référence au vécu de l’auteur (homosexuel persécuté, exilé, anti-castriste, etc. )
