Deuxième livre de la trilogie Millenium publié en 2006 dont la traduction littérale du titre suédois est La fille qui jouait avec le feu .
Stieg Larsson (1954 – 2004) journaliste et écrivain suédois a écrit une dizaine de livres, dont la trilogie Millénium publiée à titre posthume ( 2005-2008)
Présentation de l’éditeur
Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre
histoire de prostituées exportées des pays de l’Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée. Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n’est pas ce qu’on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes
enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu’on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé. Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d’un maniaque et qui survivait en rêvant d’un bidon d’essence et d’une allumette ? S’agissait-il d’une des filles des pays de l’Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C’est dans cet univers à cent à l’heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au rythme affolant.
( Source : Actes Sud – 2006 )
Mon avis
Un espion transfuge de l’ex Union Soviétique d’abord protégé par son pays d’accueil glisse dans la petite délinquance, un journaliste enquête ce qui déclenche la suite d’évènements.
Un thriller somme toutes assez classique, avec en parallèle et comme fil conducteur le passé tourmenté du personnage central, une jeune femme nommée Lisbeth, ayant un comportement psychologique froid très atypique.
Le scénario du livre n’en reste pas moins porté et relancé par une débauche de situations incohérentes : un méchant géant blond physiquement insensible à la douleur – bien pratique dans les scènes d’action – , Lisbeth, frêle mais surdouée et équipée de matraque électrique, s’infiltre anonymement dans tous les ordinateurs qu’elle croise, elle peut donc suivre, anticiper ou déclencher des situations. Elle n’a également pas de contrainte financière elle s’évapore – mais reste omniprésente via internet – où et quand cela est nécessaire. Enfin, et accessoirement elle est joue aux échec comme un maître mais sans le savoir et pour couronner le tout elle résout – toute seule et mine de rien – le théorème de Fermat !
En résumé du grand n’importe quoi sublimé par une bonne campagne de marketing littéraire.

