Récit publié en 1977 avec le titre original « waga haha no ki »





Yasushi Inoué (1907-1991) philosophe, journaliste et écrivain, est l’auteur d’une thèse sur Paul Valéry . Il reçoit en 1949 l’équivalent du prix Goncourt au japon pour « Combats de taureaux » et en 1950 pour « le fusil de chasse ». Quelques une de ses oeuvres ont été adaptées au cinéma par Hiroshi Inagaki et Akira Kurosawa.
Présentation de l’Éditeur :
Composé de trois textes poétiquement intitulés » Sous les fleurs « , » Clair de lune » et » Visage de neige « , voici sans doute, le livre le plus déchirant qui soit dans sa brièveté et sa retenue.
Les très nombreux admirateurs de Le Fusil de chasse y retrouveront l’immense talent de Yasushi Inoué, sans doute le plus grand romancier japonais d’aujourd’hui.
Histoire de ma mère est le récit minutieux, poignant dans sa sobriété même, des dernières années d’une femme qui sombre dans la sénilité, sous le regard impuissant et consterné de sa famille.
Une vie se défait doucement au fil de quelques années. D’abord les souvenirs s’enfuient, la mémoire récente s’efface, puis l’infantilisme vient, la perception du monde extérieur disparait. C’est une histoire éternelle, vieille comme le monde, et plus actuelle que jamais dans notre univers étroit qui ne sait plus donner de place à ses vieillards.
A propos du Fusil de Chasse, Jean d’Ormesson écrivait : Le tout est d’un sobriété et d’une force remarquable, sans aucun éclat de vois, d’une intensité glacée et brulante à la fois. Cette sobriété et cette force sont présentes à chaque page d’Histoire de ma mère.
(Source : Éditions Stocks – 1984 )
Mon avis :
Un récit que je qualifierai de purement littéraire sur le sujet de la fin de la mère de l’auteur.
Sur le fond, que du tristement banal, voir d’ennuyeux, pour quiconque aura déjà été confronté à ce drame.
Sur la forme un style descriptif écrit avec réserve et sans emphase. Intéressant dans un sens pour percevoir l’évolution de la psychologie des personnages, mais ceci reste néanmoins le privilège, et le passage quasi obligé, de l’écrit par rapport au cinéma où l’on doit imaginer le ressenti des acteurs .

