Yasushi Inoué – Le fusil de chasse et autres récits

Compilation de l’intégralité des nouvelles de l’auteur publiées aux Éditions Stocks.

 ★★★★½ 

Yasushi Inoué  (1907-1991) philosophe,  journaliste et écrivain, est l’auteur d’une thèse sur Paul Valéry . Il reçoit en 1949 l’équivalent du prix Goncourt au japon pour  « Combats de taureaux » et en 1950 pour « le fusil de chasse ». Quelques une de ses oeuvres ont été adaptées au cinéma par  Hiroshi Inagaki et Akira Kurosawa.

Présentation de l’Éditeur :

« Il me semble qu’un homme est bien fou de vouloir qu’un autre le comprenne. » (Le Fusil de chasse) Deux chefs-d’oeuvre, Le Fusil de chasse et Combat de taureaux, ouvrent ce recueil qui rassemble l’intégralité des nouvelles de Yasushi Inoué publiées aux éditions Stock. Toutes s’inscrivent dans la veine intimiste de son œuvre.

Sur fond d’un Japon en pleine mutation au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les personnages qui traversent ces récits se heurtent à la dure réalité de l’existence. Nombre d’entre eux vivent des amours que le poids des tabous sociaux et le sentiment dévorant de culpabilité rendent impossibles. Dans un style sobre et élégant, l’auteur dresse le portrait d’artistes ratés, d’intellectuels négligeant les contingences matérielles ou encore d’êtres épris de sagesse fuyant la compagnie de leurs semblables. Autant d’histoires d’individus dont les ambitions et les désirs les tiennent à la lisière de l’univers normé que délimite la civilisation.

En choisissant souvent une narratrice ou en donnant à ses protagonistes féminins des rôles de premier plan, Yasushi Inoué exprime son admiration pour le courage et la ténacité des femmes qui ont su défi er les valeurs patriarcales de la société japonaise de l’époque.

(Source :  Éditions Stocks – 2007 )

Mon avis :

Un recueil de nouvelles, 800 pages, très bien écrites et  traduites,  remarquables par leur diversité et dont l’ensemble couvre  la période de la seconde guerre mondiale.

L’approche n’est ni historique, ni sociologique mais bien que littéraire on y perçoit en arrière-plan  le désarroi d’individus en prise avec un quotidien qui est rattrapé  par une guerre qui les dépasse.

Contrairement aux clichés communs du japon en guerre,  les situations, les sentiments et les personnages apparaissent, modulo quelques spécificités culturelles,  très proches de ceux de leurs contemporains d’Europe à la même période.

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