Récit publié en 1994 sous le titre original Kusuriyubi no hyohon (薬指の標本)
Oko Ogawa ( 1962- kayama, Japon ) est auteur d’une quarantaine de livres romans, nouvelles et d’essais dont la moitié a été traduite en plusieurs langues et portés à l’écran .
Elle a remporté environ 5 prix littéraires au Japon, dont le prix littéraire Akutagawa qui est le plus prestigieux de ce pays.
Son style est influencé par celui d’écrivains classiques japonais et américains dont Paul Auster dont un de ses professeurs d’université a traduit l’œuvre en japonais.
Présentation de l’éditeur
A la suite d’un léger accident de travail, la narratrice de ce récit a quitté son usine et trouvé un emploi d’assistante et de réceptionniste auprès de M. Deshimaru, directeur d’un laboratoire de spécimen. Dans ce lieu étrange, ancien foyer de jeunes filles pratiquement désert, elle reçoit la clientèle avant que M. Deshimaru, en véritable maître de taxidermie, recueille, analyse et enferme à jamais les blessures et les souvenirs de ceux qui désirent échapper à leur mémoire. Sans vraiment comprendre ce qui se joue sous ses yeux, la jeune fille tombe peu à peu sous la coupe de cet homme…
Avec ce récit- assurément l’un de ses plus fascinants - Yôko Ogawa pénètre davantage encore dans le territoire de l’envoûtement et de l’étrange, et révèle, au coeur du suspense, l’empreinte d’une douleur qui va jusqu’au fétichisme.
(Source: Actes Sud – 1999)
Mon avis
La suite de caractères kanjis du titre 標 本 signifie ‘spécimens’ ce qui est plus proche du contenu du livre.
Un livre original, court et parfaitement maîtrisé, avec un situation d’enfermement croissant -physique et sonore- du personnage central dans les locaux du laboratoire de M. Deshimaru.

