Roman publié en 2000 sous le titre original « Chinmoku Hakubutsukan ».
Oko Ogawa( 1962- kayama, Japon ) est auteur d’une quarantaine de livres romans, nouvelles et d’essais dont la moitié a été traduite en plusieurs langues et portés à l’écran.
Elle a remporté environ 5 prix littéraires au Japon, dont le prix littéraire Akutagawa qui est le plus prestigieux de ce pays.
Son style est influencé par celui d’écrivains classiques japonais et américains dont Paul Auster dont un de ses professeurs d’université a traduit l’œuvre en japonais.
Présentation de l’Editeur
Un jeune muséographe vient d’entrer en fonction dans un manoir aux confins du monde. Sous la direction d’une vieille femme plutôt étrange, il devra recenser, agencer, mettre en scène une véritable collection d’objets, de reliques du quotidien, de vestiges d’une intimité disparue et pourtant soutirée depuis des années aux défunts du village voisin. Car ces objets ont un seul point commun : ils furent tous volés quelques heures après la mort de leur propriétaire…
Empreintes du temps qui passe, variations autour de la mémoire, accumulations, obsessions : la mission de cet homme est complexe car le musée du Silence devra être à la hauteur des souvenirs de la vieille dame …
(Source: Actes Sud – 2003)
Mon avis
Yoko Ogawa fait preuve d’un style et d’une créativité débordante où se côtoient une certaine réalité (ex; la réalisation d’un musée, des matchs de baseball, un attentat, etc. ) et le fantastique (ville isolée, monastère reculé ou le silence est la règle, prédicateur du Silence, changement brutal de saisons, etc. ).
Dualité que l’on observe aussi entre les personnages (vieille femme et jeune fille, inspecteurs de police quasi-jumeaux, moines totalement silencieux et novice volubile, ..)
Un roman remarquable dans la droite lignée de ceux de Paul Auster.

