Roman publié en 1998 sous le titre original ‘Kōritsui ta kaori’
Oko Ogawa ( 1962- kayama, Japon ) est auteur d’une quarantaine de livres romans, nouvelles et d’essais dont la moitié a été traduite en plusieurs langues et portés à l’écran.
Elle a remporté environ 5 prix littéraires au Japon, dont le prix littéraire Akutagawa qui est le plus prestigieux de ce pays.
Son style est influencé par celui d’écrivains classiques japonais et américains dont Paul Auster dont un de ses professeurs d’université a traduit l’œuvre en japonais.
Présentation de l’éditeur
À la mort de son compagnon, Ryoko réalise qu’elle ne savait rien de lui. Le jeune homme, prénommé Hiroyuki, s’est suicidé dans son laboratoire de parfumeur, où il composait des senteurs exceptionnelles en mettant en pratique son incomparable mémoire olfactive et ses capacités scientifiques. En retournant sur les lieux du drame, Ryoko espère comprendre les raisons de cet acte désespéré, mais elle ne trouve rien si ce n’est quelques phrases énigmatiques enregistrées sur une disquette.
Incapable de faire le deuil de cet homme étrange, Ryoko recompose lentement son passé. Et c’est à Prague, où il serait venu quinze ans plus tôt, que la mémoire et les parfums se répondent.
Avec ce huitième roman traduit en français, Yôko Ogawa poursuit la construction d’une oeuvre fascinante où les personnages incarnent, en silence, l’indicible douleur de la vie. Entre le réel et l’imaginaire, le symbolique et l’inconscient, elle atteint ici le coeur des êtres, la source de leur mémoire.
( source : Actes Sud 2002 )
Mon avis
Un roman japonais donc , et heureusement, différent des standards occidentaux.
L’histoire basée sur la double double vie du partenaire se situe en le japon et Prague, dernier lieu complètement décalé et qui n’apporte rien sur le fond sinon la rencontre avec des batiments décrépis, des gens du passé et une grotte. Une variation tiède et soft du Voyage d’Anna Blume en quelque sorte.
Le tout bien écrit, et traduit, parfois un peu facile quand même, à moins de faire de la psychologie de magazine, tel le thème de la grotte – avec un gardien caché – qui contient un boite qui contient le coeur symbolique de son ex .
Néanmoins à côté de cela, on y voit indéniablement un style poétique et des attitudes et une écriture Japonaise qui méritent à eux seuls l’intérêt pour ce livre.

